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 [Miitairel] Les armes de sièges

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Adrien
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MessageSujet: [Miitairel] Les armes de sièges   Dim 14 Déc - 12:41

Empruntez avec l'accord à la caserne de Lausanne.

ASSIÉGER L'ENNEMI


Les techniques de siège remontent à la plus haute antiquité.

Assiéger l'ennemi consiste principalement à le couper de ses principales sources d'approvisionnement. Outre la destruction systématique des champs environnant la place forte, les assiégeants bloquent les issues des défenseurs afin de les contraindre à se rendre par la famine ou la maladie.

A vrai dire, bien peu de cités ou châteaux-forts ont résisté à cette technique. Celle-ci impose cependant de disposer, pour les assaillants, d'un nombre suffisant de soldats et machines de guerre pour fermer réellement les possibilités d'approvisionnement ou de fuite.


LA PIERRERIE


La pierrière est une machine de jet permettant d'envoyer principalement des boulets de pierre sur l'adversaire.

Celle qui est dessinée ci-dessus est une machine mobile, montée sur roues. Elle permettait ainsi de mieux être positionnée et d'être reculée en cas d'avarie.

La technique de jet reprend celle de l'arbalète, mais à grande échelle. Un arc monté sur la structure en bois donnait la puissance à un bras dont l'extrémité contenait le projectile.

Le bras est lâché brutalement grâce à son crochet de retenue qui est alors libéré. Cette machine de guerre est plus tardive du fait de la maîtrise que devaient avoir ses constructeurs, de la souplesse de l'arc.


LE TREBUCHET

Engin d'attaque (XIIème - XVIème siècles), utilisé pour détruire les murailles et permettre l'assaut. Véritable arme de dissuasion, de nombreuses places fortes ont capitulé à sa simple vue.

Il fallait plus de cent hommes pour manipuler une telle machine de guerre ... pour seulement 1 à 2 coups à l'heure. Les boulets pouvaient aller jusqu'à 100 kg et être projetés à 200 mètres environ.


LE MANGONNEAU



Puissante machine de jet (XIIème - XIVème siècles) fonctionnant avec un contre-poids, pouvant projeter des boulets ou des blocs de pierre, jusqu'à 100 kg à une distance d'environ 150 mètres.

12 servants étaient nécessaires pour manipuler cet engin, pour une cadence de tir d'environ 1 à 2 coups à l'heure.


LE BELIER


Poutre en bois à tête renforcée, maniée par plusieurs hommes, poussée avec force et par à coups pour détruire les parties les plus fragiles des édifices. Il était souvent recouvert de peaux de bêtes fraîchement écorchées et soigneusement arrosées.

Le dessin ci-dessus montre volontairement un bélier démuni de la plupart des peaux de protection afin de comprendre la structure en bois qui servait de squelette à l'ensemble.


LE CHAR POUSSANT LES MACHINES DE GUERRE


Les lourdes machines de guerre doivent être montées sur le lieu du siège puis placées à une distance permettant de garantir une efficacité destructrice. Pour ce faire, les attaquants fabriques souvent des chars à chevaux ou boeufs protégés par des peau de bête humidifiées afin de pousser les engins de guerre.

On voit ici un ensemble de six chevaux poussant un arnachement protégé des flèches. Les peaux ont été volontairement limitées en nombre afin de mieux comprendre la structure du chariot, le plus souvent construit en bois.

Un tel équipage pouvait pousser une arme telle qu'une pierrière ou un bélier, en un endroit stratégique pour la bataille ...


LE BEFFROI


Le beffroi est une véritable tour roulante d'une hauteur proche de celle des remparts. Elle peut servir de moyen pour pénétrer par le haut des remparts ou seulement de protection pour les tireurs des attaquants.

Toujours fabriquée en bois, celle-ci est le plus souvent aussi protégée par des peaux de bêtes humidifiées en quasi-permanence. Des archers et arbalétriers pouvaient ainsi se rapprocher efficacement des défenseurs.

Les étages inférieurs sert de protection pour les sergents à pied, leur permettant ainsi de s'approcher en sécurité des murailles adverses.


LE MANTELET (BOUCLIER POUR ARCHER)


Le mantelet est une planche de bois (le plus souvent assemblée) évidée comme une archère et rendue facilement mobile par deux roues.

Cet outil permettait aux archers de se rapprocher au maximum des fortifications protégées elles-mêmes par les tirs des archers défenseurs.


LE TONNELON



Le tonnelon comporte un bras qui s’éleve en hauteur. A l'extrémité de ce bras était installé une grosse plate-forme sur laquelle les archers se plaçaient pour pouvoir tirer au-dessus des remparts.

L'ÉCHELLE


Il ne suffis pas de s'approcher des murailles des défenseurs, il faut surtout y pénétrer ...

Outre les tentatives d'entrer par les portes existentes (avec un bélier par exemple), et les techniques de sape, de nombreuses prises de place forte ont été réalisée tout simplement par l'assaut en règle des murailles.

L'échelle restait alors un moyen - certes très pénalisant pour l'assaillant - de gravir les murs.

Les défenseurs n'utilisent jamais d'huile. Celle-ci était généralement utilisée à des fins plus culinaires ! En revanche, c'était généralement des détritus de toute sorte qui se voyaient projetés au loin ou au pied des murailles ...

Ceci nous ôte une partie de nos rêves sur les batailles médiévales, mais il faut resituer le contexte. Le plus souvent les champs de batailles devenaient très vite des gigantesques lie de massacre où il était difficile de déterminer qui aurait le dessus. Les moyens de communication - et parfois aussi les volontés de coordination - étaient très pénalisant, quelque soit le camps considéré.

Mais pour en revenir à l'échelle, celle-ci est au moins facilement transportable. Elle possède néanmoins le principal inconvénient de pouvoir se renverser rapidement, ce qui devenait le plus souvent l'objectif des défenseurs face à ce type d'attaque.

Une dernière remarque : il faut imaginer les assauts sur plusieurs fronts de telle manière que les défenseurs étaient submergés par les points d'attaque. La deuxième technique de base des sièges, outre l'attente de la famine des assiégés, consistait à multiplier les besoins en défenseurs.
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