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 [Instruction]chevalerie

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Adrien
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MessageSujet: [Instruction]chevalerie   Lun 23 Fév - 1:04

Un chevalier doit suivre un code de conduite et respecter une éthique propre à la chevalerie sous peine de perdre son statut de chevalier. Ces valeurs chevaleresques sont la loyauté, la courtoisie, l'honneur, la fierté, la bonne foi, la bravoure, la recherche de gloire et de renommée, l'obéissance à la hiérarchie et le respect de la parole donnée.

Le code de la chevalerie du temps des Croisades se résume en dix commandements, tout comme le décalogue de l'Église. Il a sûrement été le frein aux personnes qui, sans ce code, auraient été sauvages et indisciplinées.

I - Tu croiras à tout ce qu'enseigne l'Église et observeras tous ses commandements.
Cette première règle de la chevalerie est la plus importante de toute. Si on n'était pas chrétien, on ne pouvait devenir chevalier. Le chevalier devait croire en Dieu et avoir en lui plein confiance

II - Tu protégeras l'Église.
Cette règle est le cri d'armes du chevalier. Le chevalier devait servir et défendre l'Église.

III - Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur.
Le chevalier devait défendre tous les faibles aussi bien les prêtres que les femmes et les enfants.

IV - Tu aimeras le pays où tu es né.
Le chevalier devait aimer et protéger sa patrie.

V - Tu ne reculeras pas devant l'ennemi.
Le chevalier devait être une brave personne. Mieux valait être mort que d'être appelé couard

VI - Tu feras aux Infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
Cette règle invitait les chevaliers à combattre et haïr les païens.

VII - Tu t'acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
Le seigneur devait protéger son vassal qui lui en échange, était fidèle à son seigneur. Le chevalier devait aider son seigneur lorsqu'il avait besoin d'aide.

VIII - Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée.
Le chevalier ne devait en aucun cas mentir et le respect de la parole donnée allait aussi avec la franchise

IX - Tu seras libéral et feras largesse à tous.
Le chevalier devait être courtois et sage pour tous. Il devait être aussi généreux.

X - Tu seras, partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l'injustice et le Mal.
Le chevalier devait se faire le défenseur du Bien et le combattant du Mal. Satan est l'ennemi du chevalier


Les vertus chevaleresques :

Loyauté : Le chevalier devait toujours être loyal envers ses compagnons d'armes. Que ce soit pour la chasse ou pour traquer un ennemi, le chevalier doit être présent au combat jusqu'à la fin avec ses compagnons, prêt à les aider en tout temps avec vaillance. Par loyauté, il ne peut donc pas y avoir de mensonges entre le Maitre et le chevalier, le Maitre devant savoir tout ce qui concerne ses chevaliers, dont il a la charge, et c'est au Maitre que revient le droit de récompenser et de punir.
Et de meme que la protection des faibles, le chevalier se doit de défendre l'Eglise qui, étant l'ordre qui prie, n'est ainsi donc pas formé a se défendre.
Défendre son ordre est de mme essentiel, puisque cet ordre devient une famille pour le chevalier, dont il n'est qu'un membre, et doit donc s'assurer du maintient de cet ordre, contre tous les dangers.

Prouesse : Le chevalier devait être preux et posséder une grande vigueur musculaire. La force de l'âme était aussi très importante afin de combattre les redoutables adversaires qu'il rencontrerait lors de ses quêtes. Il devait les combattre pour le service de la justice et non par vengeance personnelle.

Sagesse et Mesure : Le chevalier devait être sage et sensé afin d'empêcher la chevalerie de basculé dans la sauvagerie et le désordre. Le chevalier devait avoir le contrôle sur sa colère, sa haine. Il devait rester maître de lui-même en tout temps. La haine de l'ennemi ne doit ainsi jamais habiter le chevalier, qui doit toujours combattre selon son serment de protection des faibles. Un ennemi vaincu qui se repent sincèrement est un ennemi de coeur aussi noble que le chevalier, qui sait reconnaitre sa défaite. En revanche, si un ennemi promet le repentir et se parjure, cela devient le plus grand ennemi du chevalier, et celui-ci doit tout mettre en oeuvre pour le trouver et le punir du seul chatiment possible : la mort, vengeant ainsi l'honneur qu'il a bafoué.
Les échecs étaient donc de mise pour le chevalier afin d'exercer l'agilité intellectuelle et la réflexion calme.

Largesse et Courtoisie : Un noble chevalier devait partager autant de richesses qu'il possédait avec amis et paysans sous son aile. Lorsqu'il se rendait à la cour, il devait faire preuve de courtoisie. Il s'efforçait de se faire aimer par sa dame en étalant devant elle toutes ses prouesses. Il devait aussi la servir fidèlement. La noblesse purifiait en quelque sorte l'âme du chevalier.

Justice : Le chevalier doit toujours choisir le droit chemin sans être encombré par des intérêts personnels. La justice par l'épée peut être horrible alors l'humilité et la pitié doivent tempérer la justice du chevalier.

Défense : Un chevalier se doit de défendre son seigneur et ceux qui dépendent de lui. Il doit toujours défendre sa nation, sa famille et ceux en qui il croit fermement et loyalement.

Courage : Un chevalier se doit de choisir le chemin le plus difficile et non le chemin guidé par ses intérêts personnels. Il doit être prêt à faire des sacrifices. Il doit être à la recherche de l'ultime vérité et de la justice adoucie par la pitié.

Foi : Un noble chevalier doit avoir foi en ses croyances et ses origines afin de garder l'espoir.

Humilité : Le chevalier ne doit pas se vanter de ses exploits, mais plutôt laisser les autres le faire pour lui. Il doit raconter les exploits des autres avant les siennes afin de leur donner le renom dont il mérite.

Franchise : Le chevalier devait parler le plus sincèrement possible


Dernière édition par Adrien le Ven 15 Mai - 14:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Instruction]chevalerie   Lun 23 Fév - 1:05

L'adoubement ou armement du chevalier

C'est une cérémonie au cours de laquelle un jeune noble, âgé de 20 ans, reçoit ses armes et entre dans la classe des chevaliers.

L'initiation commence dès l'enfance; à 7 ans, le jeune noble est confié à un seigneur étranger chez qui il devient page, puis compagnon de chasse, de voyage et de guerre; au cours de ces "années d'apprentissage", il se prépare surtout au métier militaire.

À la veille de la cérémonie, le jeune homme purifie son corps par un bain et fait une veillée de prières dans la chapelle du château ; son épée a été déposée sur l'autel pour être consacrée. Le lendemain, il assiste à la messe, puis, en présence d'une nombreuse assistance, il reçoit l'épée avec le baudrier, les éperons d'or, le heaume et l'écu, ou bouclier. Par serment, il s'engage à ne servir que des causes justes et nobles. Enfin, son parrain, qui est un chevalier renommé, lui donne la "paumée" ou "colée", formidable coup administré du plat de la main sur la nuque et qui fait souvent chanceler le nouveau chevalier. Sitôt adoubé, celui-ci monte un destrier et, sans toucher les étriers, fait admirer son adresse et sa force en s'élançant au galop contre une "quintaine" ou mannequin qu'il faut renverser.


Voici comment se déroulait la cérémonie de l'adoubement (armement du chevalier).

La première cérémonie était un bain où l'on mettait l'aspirant, c'était un symbole de purification morale. Au sortir du bain, on l'habillait d'une tunique blanche, insigne de pureté ; d'une robe rouge, marque de ce qu'il était tenu de répandre son sang pour sa foi et son devoir ; d'un justaucorps noir, souvenir de la mort qui l'attendait, comme tous les hommes. Purifié et vêtu, il observait un jeûne rigoureux de vingt-quatre heures. Sur le soir, il entrait dans l'église et passait la nuit en prières. Le lendemain matin, il se confessait, communiait, assistait à la messe et entendait ordinairement un sermon sur les devoirs de la chevalerie, puis il s'avançait vers l'autel, l'épée de chevalier suspendue à son cou ; le prêtre la détachait et la lui rendait après l'avoir bénie. Le jeune guerrier allait ensuite s'agenouiller devant le seigneur qui devait lui conférer son titre ; il lui récitait quelque demande comme celle-ci : « Si vous pri qu'en guerdon de mon service me doigniès armes et me faîtes chevalier », et il prononçait le serment de rester toujours fidèle à la religion et à l'honneur. Le seigneur lui donnait l'accolade, c'est-à-dire, trois coup du plat de son épée sur l'épaule ou sur la nuque, quelquefois un léger coup de la main sur la tête et lui disait une sorte de sermon. Puis « On amène le cheval, on apporte les armes, on le revêt d'une cuirasse incomparable, formée de doubles mailles que ni lance ni javelot ne pourraient transpercer ; on le chausse de souliers de fer fabriqués de même à doubles mailles; des éperons d'or sont attachés à ses pieds ; à son col est suspendu son bouclier, sur lequel sont représentés deux lionceaux d'or ; sur sa tête on pose un casque où reluisent les pierres précieuses, ou lui remet une lance de frêne à l'extrémité de laquelle est un fer de Poitiers ; enfin, une épée provenant du trésor du roi. »
(Extrait de Comment Geoffroi Plantagenet, Due d'Anjou, fut armé chevalier en l'an 1127.)

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MessageSujet: Re: [Instruction]chevalerie   Lun 23 Fév - 1:06

Le 14 mai 1219, à près de 75 ans, meurt Guillaume le Maréchal, jadis proclamé "meilleur chevalier du monde", devenu par ses vertus chevaleresques l'un des grands barons d'Angleterre. Son extraordinaire carrière illustre le rêve de promotion sociale de tous les chevaliers. Le jeune Guillaume, cadet de famille de moyenne noblesse, apprend d'abord la chevalerie au service de Guillaume de Tancarville, un cousin de son père, chambellan de roi d'Angleterre, qui l'adoube chevalier alors que Guillaume a un peu plus de 20 ans. Il lui faut désormais assumer sa propre existence. N'étant pas l'aîné, il ne possède rien et court l'aventure et les tournois. Ce sont de véritables guerres codifiées, des affrontements collectifs, équipes contre équipes, en campagne proche de villages ou de villes, parmi champs, pâtures et bosquets. On y pratiqueles fameuses charges collectives, dans le but d'isoler l'adversaire, de le capturer sans le tuer, afin d'en tirer rançon et de s'approprier son cheval et ses armes. Guillaume y fait merveille, multiplie les exploits, gagne chevaux et équipements, gloire et renommée. Les hérauts d'armes chantent sa prouesse. Il entre vers 1167 au service de son oncle maternel, Patrice de Salisbury, chargé de protéger en chemin la reine Aliénor, femme de Henri II, contre ses barons poitevins révoltés. Après avoir mis la reine en sûreté, Patrice est tué et Guillaume capturé après s'être très vaillamment comporté. Aliénor paie sa rançon, et recrute Guillaume qui devient le mentor de son fils aîné, Henri le Jeune. Il lui apprend la chevalerie, l'accompagne et le protège dans les nombreux tournois auxquels il prend part à ses côtés en France. A la mort du jeune roi (1183), il accomplit à sa place le pèlerinage à Jérusalem. Il est parout loué, honoré, mais ne possède toujours rien. Le roi Henri II, qu'il sert fidèlement, lui promet la main d'Isabelle de Striguil, l'une des plus riches héritières d'Angleterre: elle possède plus de 65 fiefs. Mais il ne la reçoit pas. Henri II, en effet, doit faire face à une nouvelle révolte de ses fils Richard et Jean. Demeuré fidèle au vieux roi, Guillaume le protège comme il le peut, et abat de sa lance le cheval de richard, permettant ainsi la fuite d'Henri. Celui-ci meurt quelques jours plus tard, le 6 juillet 1189. Richard, devenu roi, ne tient pas rigueur à Guillaume et récompense sa fidélité en lui accordant la main d'Isabelle, alors âgée d'environ de 18 ans. Guillaume lui, approche la cinquantaine. Il est désormais l'un des grands barons d'Angleterre et participe, avec l'archevêque de Canterbury, au choix du nouveau roi, Jean sans Terre (plutôt qu'Arthur, neveu de Richard). Il le sert sans enthousiasme, mais fidèlement, et reçoit de lui le titre de comte de Pembroke. A la mort de Jean, en 1214, c'est lui, Guillaume, qui reçoit la régence du petit roi Henri, auquel il donne la victoire à la bataille de Lincoln, en 1217, contre le fils du roi de France, le futur Louis VIII. Son ascension sociale exemplaire dut faire rêver plus d'un chevalier.

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